Le Trou de la Cité

 

Vue du Trou de la Cité

La Princesse de Lastours :

La fonction sépulcrale du site de Lastours est la première connue.
La sépulture d'une fillette dite "Princesse de Lastours" découverte en 1961, en est chronologiquement le premier témoin.
Attribuée à l'Age de Bronze, elle reposait dans "l'abri du collier", cavité annexe du "trou de la cité".
Son corps était recouvert d'objets parmi lesquels se trouvaient des perles d'ambre et des bijoux évoquant l'art mycénien ou égyptien.
Ces parures attestent les échanges effectués par les peuples du Cabardès avec le monde méditerranéen.

Le Trou de la Cité :

Il s'agit de la plus grande grotte de Lastours qui en dénombre une quarantaine.
Ce tunnel souterrain, de nombreuses fois remanié, a dû être utilisé à maintes reprises comme réserve, refuge ou bergerie.
Au moyen âge, associé à un ensemble de plates-formes, il aurait pu correspondre à un aménagement fortifié.
En 1994 a été observée une construction médiévale composé d'un mur, d'un pavement et d'une série de cinq marches.
Ce dispositif rustique permettait notamment d'atteindre une baie offrant une excellente vue sur l'extérieur.
On peut donc supposer que le château de Quertinheux mentionné en 1129 était une fortification avancée, destinée à surveiller le col qu'emprunter la principale voie de communication d'alors, le chemin de Carcassonne.
L'intégration de la cavité du "trou de la cité" comme salle-basse de ce château, cave ou magasin, semble fort probable.

 

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